Des noix du Québec: oui c’est possible!

Des noix du Québec, pourquoi pas ?

Alors que tant de gens soufrent de la faim, des fonds publics servent à entretenir des espaces verts au rôle strictement esthétique. Pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable et introduire des arbres et arbustes utiles dans nos villes et villages afin de produire nourriture et médicaments naturels? Imaginez un peu la quantité de nourriture qui pourrait alors être produite. Au Québec, la majorité des noix disponibles sur le marché proviennent de l’étranger. Pourtant, il existe des variétés d’arbres et d’arbustes producteurs de noix tout à fait adaptés à notre climat. En voici quelques exemples.

Arbres

Le pin de Corée (Pinus koraiensis)

Indigène de la Corée

Zone : 3 ou 4 selon les sources

Hauteur à maturité : Atteint 15 mètres

Sol : Pin coriace et adaptable qui apprécie les sols bien drainés

Fruit : pignon

Temps d’attente avant le début de la production : 7 à 10 ans

Le noyer centré ( Juglans cinerea)

Indigène du Québec

Zone : Grande tolérance au froid (-43°C)  et peu être cultivé en zone 3a

Hauteur à maturité : 25 mètres

Sol et ensoleillement: sol profond et riche, endroit ensoleillé

Fruit : Noix longues  avec brous visqueux en groupe de 2 à 6.

Amande douce et huileuse riche en protéine.

Temps d’attente avant le début de la production : Peut produire dès l’âge de 8-12 ans.

Bémol: décimé depuis près d’un demi-siècle par un pathogène mortel, le champignon Sirococcus clavigignenti-juglandacearum. Des cultivars plus résistants ont été développés. Le « Mitchell » peut être planté en zone 4.

Conseil : meilleure production (pollinisation) avec plusieurs individus.

Le noyer noir ( Juglans nigra)

Indigène de l’Ontario et des États-Unis

Zone : 4 (résiste à -35°C), mais peut croître aussi en zone 3b

Hauteur à maturité : 25 mètres

Sol et ensoleillement: endroit ensoleillé abrité des vents dominants et des sols de haute qualité de préférence.

Fruit : Noix ronde, lisse et odorante. Le brou est épais. L’amande est douce, épicée et riche en protéine.

Temps d’attente avant le début de la production : 10 ans

Arbustes

Noisetier à long bec (Corylus cornuta)

Indigène du Québec

Zone : On le classifie en zone 2.

C’est le plus rustique des noisetiers et résiste à -45°C.

Hauteur à maturité : Max 3 mètre

Sol et ensoleillement: Là où la lumière est suffisante, vous pourriez trouver des noisetiers à long bec à l’état naturel.

Fruit : Noisette blanche recouverte d’une enveloppe épineuse se terminant en forme de trompette.

Temps d’attente avant le début de la production :

Conseil : Ces noisetiers ne peuvent féconder les hybrides et donc, plus d’un individu doit être planté à proximité pour un échange mutuel de pollen. Pour une meilleure assurance, planter 2 ou 3 noisetiers à long bec distancés de 3 ou 4 m. Ils deviennent plus productifs si on enlève des drageons et les veillent tiges qui épuisent le plant


Je n’ai listé ici que quelques exemples intéressants et je tenterai au fil du temps d’en ajouter d’autres. J’invite aussi les personnes intéressées par le sujet à laisser des commentaires et conseils pour que nous puissions tous en apprendre davantage.

Pour en savoir plus

Ressource Web

Club des producteurs de noix comestibles du Québec

Des pignons québécois

La bosse des noix

Les beaux jardins

The Society of Ontario Nut Growers

Northern Nut Growers Association

The American Chestnut Foundation

Livres

Contré, Bernard, 2003. Noix, noisettes et glands pour le Québec.Pour commander:  (450) 759-5458 , lafeuille@pandore.qc.ca

Fulbright, Dennis W. (ed.), 2003. Guide to Nut Tree Culture in North America. Vol. 1, Northern Nut Growers Association, 395 p.

2 thoughts on “Des noix du Québec: oui c’est possible!

  1. Bonjour,

    dams votre article sur les moix au Quebec, vous citez le livre guide to nut tree culture in North America. Ce livre est tres dispendieux. J’aimerais parler a quelqu’un qui l’a lu pour voir s’il est vraiment necessaire que je me le procure ou s’il est possible de l’emprunter. Bref, donner moi des nouvelles.

    Andres Rousseau

    • Bonjour,

      Je ne peux pas vous conseiller quant à l’achat de ce livre car j’ai trouvé la référence en ligne et je ne l’ai jamais eu en ma possession pour le moment. Il est potentiellement disponible en bibliothèque, ça pourrait vous aider à vérifier si vous voulez vraiment dépenser pour l’acheter par la suite.

      Pour ma part j’ai découvert une ressource excellente de cette manière. J’ai en effet loué à l’Université Laval les deux tomes de Edible Forest Gardens qui coûtent très chers eux aussi. J’avais des doutes, mais je suis aujourd’hui convaincu…ces deux tomes sont en tête de ma liste de ressources à me procurer. Vraiment excellent et je vous les recommande. On y retrouve quelques informations intéressante sur la production de noix. Voici la référence : JACKE Dave, TOENSMEIER, Eric. 2005. Edible Forest Gardens : Ecological Vision and Theory for Temperate Climate Permaculture (Vol I). Chelsea Green : White River Junction. 377p. et JACKE Dave, TOENSMEIER, Eric. 2005. Edible Forest Gardens : Ecological Design and Practice for Temperate Climate Permaculture (Vol II). Chelsea Green : White River Junction. 655p.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>