J’ai lu le livre Independence days de Sharon Astyk au début de l’année. L’une des idées qui m’a marquée est celle de tenter d’intégrer à chaque semaine les éléments suivants à ma routine :
Planter quelque chose, récolter quelque chose, conserver quelque chose, consommer un aliment conservé.
Il s’agit d’intégrer ces éléments petit à petit, afin d’éviter que la recherche de l’autosubsistance devienne une tâche incommensurable. En m’inspirant du blog de Sharon Astyk, je me suis dis que je pourrais moi aussi tenter de faire une revue à chaque semaine de mes tentatives de m’approcher un petit peu à chaque jour d’une autonomie alimentaire ( et donc de me désengager autant que possible du système agro-alimentaire et de la consommation d’énergie fossile qui y est associée). Je vous lance un petit défi: et si vous tentiez vous aussi d’intégrer ces éléments à votre quotidien et veniez nous faire part des résultats ici même en laissant vos commentaires?
2012
J’ai eu la chance inouï de trouver une machine à jus champion usagée il y a quelques années pour 20 $ seulement…J’ai malheureusement sous utilisé ce monstre de puissance. Depuis quelque temps j’ai pris goût aux jus frais. Je teste plusieurs recettes, en cherchant à limiter les produits importés. Voici un casse grippe délicieux composé majoritairement de fruits et légumes québécois disponibles à l’année.
1 pomme, 2 carottes, 5 petites betteraves ( + ou 1 2cm de large), gingembre frais ( au goût selon votre amour du gingembre ou la grippe à combattre!), un demi citron…passez le tout dans la machine à jus. Le jus est aussi très bon si on enlève le citron et le gingembre pour en faire un produit strictement québécois. Maie le côté casse-grippe n’est alors plus présent.
- Si vous voulez conserver la pulpe pour la déshydrater, il pourrait être pertinent de passer le gingembre et le citron en dernier de manière à pouvoir collecter la pulpe de carottes, betteraves et pomme séparément ( je pense que ce mixe pourrait être bon sous forme de craquelin, mais avec le gingembre et le citron, je ne suis pas certaine de ce que ça donnerait une fois déshydraté…à voir!)
2011
Dimanche 11 septembre
Je suis allée pour la première fois en forêt aujourd’hui, mon petit panier sous mon bras, pour tenter une première expérience de cueillette de champignons pour identification. N’ayant jamais suivi de formation et ne connaissant malheureusement pas de mycologue à Baie-Comeau, je me suis décidée à y aller par moi-même, guide et boussole à l’appui. Je suis revenue avec 4 variétés différentes et cette histoire d’identification est beaucoup plus complexe que prévu! Sur les 4 il y a un bolet, c’est tout ce que je suis parvenu à identifier, mais je ne sais pas certaine duquel il s’agit après avoir passé à travers mon guide et des tonnes de photos sur le net. Conclusion? Patiente!
Semaine du 5 septembre
Après des heures de recherche, de questionnement existentiel sur mes habitudes de consommation et une dose de culpabilité: j’ai acheté un déshydrateur Excalibur de 9 plateaux qui est arrivé par la poste cette semaine! Je suis bien contente au final, puisque ça fait longtemps que j’en rêve ( à chacun ses fantasmes!) et je me disais que l’automne était le moment où jamais si je voulais me lancer dans l’aventure cette année. Le rôle de cette nouvelle machine dans ma vie est double. D’une part j’en envie d’ajouter des recettes d’alimentation vivante à mes habitudes alimentaires et d’autre part c’est un outil particulièrement utile dans une quête visant à atteindre une alimentation la plus locale et saine possible tout en étant faible en production de GES.
Planté-
J’ai rentré une grande partie de mes plantes d’intérieur qui ont passé l’été dehors. J’ai changé la terre et rincé le tout à l’affut des insectes…il me reste un gros pot de menthe poivré et stévia que j’espère rentrer cette semaine et pouvoir garder en vie au cours de la saison froide…je ne sais pas si j’aurai suffisamment de lumière, mais nous allons voir. Mon Romarin semble bien s’adapter à une nouvelle demeure plus grande.
-Conservé (déshydraté )
1) J’ai mélangé une pomme et un gros zucchini qui avait été laissé longtemps dans le jardin ( s’apparente donc à une texture de courge) dans un mélangeur à café et j’ai par la suite mélangé le tout avec des graines de chia, de chanvres et de lin moulues. Une fois déshydraté la pâte donne des espèces de craquelin. Ce n’est pas ma meilleure recette au goût, mais bon pour une première expérience je suis contente et c’est pas mauvais non-plus. J’ai coupé l’autre zucchini en rondelles que je pourrai broyer pour faire une poudre que je pourrai ajouter à mes soupes cet hiver.
2) J’ai déshydraté un panier de pêches. La majorité des fruits ont été transformés en rondelles et les morceaux restant ont été broyé dans un petit mélangeur à café avec des graines de chia et transformées en un roulé de fruit…comme j’ai attendu trop longtemps le roulé ne se roule pas alors j’en ai fait des petits cuirs de fruit rectangulaires à la place. La question de la durée de la déshydratation et de la température est particulièrement importante et je vais devoir faire plusieurs expériences pour m’adapter à ce nouveau mode de conservation qui s’introduit joyeusement dans ma vie!
-Récolté 2.3 kg de tomates, 1 zucchini jaune, 306 g de fèves et quelques plants d’aneth. Il me reste beaucoup de tomates au jardin, elles sont encore verte alors je surveille la météo-jardin en espérant les premiers gels le plus tard possible.
- Consommé: J’ai fait plus d’effort pour manger mes aliments sec qui sont dans mon armoire depuis un certain temps déjà. Aujourd’hui je me suis fais un repas particulièrement savoureux de sarrasin cuit, tofu mariné et piments vert et rouge badigeonné d’huile d’olive et de romarin, le tout au déshydrateur pour une heure ou deux je ne sais plus. Le tofu ainsi mariné est absolument incroyable. Le goût du gingembre et de l’ail imprègne le tofu et comme il n’y a pas de cuisson ont peut s’attendre à ce que ces deux aliments gardent toutes leurs propriétés médicinales.
2010
Semaine du 18 juillet 2010
Quand j’ai développé cette page je me disais que ça risquait d’être un peu difficile de la garder à jour et en effet, je n’ai pas revisité cette page depuis le mois d’avril ! Mais alors que la nature est en fête et qu’il est maintenant possible de récolter certains fruits la motivation m’est revenue de partager avec vous mes expérimentations !
Récolter quelque chose : Basilic, framboises, bleuets, amélanches , noisettes ( Noisetier à long bec) sont au menu. Mon expérience de la semaine est la concoction d’une limonade rose à base de Rhus typhina (Sumac Vinaigrier). J’avais envie de faire quelque chose avec les fleurs de vinaigrier depuis plusieurs années, je n’étais tout simplement pas encore passé à l’action. Au début, mon objectif était de faire un sirop pour la toux.
Limonade Rose à base de Vinaigrier
Comme il fait chaud j’ai plutôt opté pour la limonade rose! Le vinaigrier pousse très bien au Québec et est très répendu le long de la rivière Saint-Charles dans la ville de Québec. Depuis quelques semaines je passe beaucoup de temps à observer la flore poussant le long des sentiers pédestres/piste cyclable de la rivière Saint-Charlesen cherchant plus particulièrement à répertorier des plantes médicinales et comestibles. Les photos suivantes montrent, dans l’ordre, le processus pour faire la limonade.
1: Les fleurs de vinaigrier après la cueillette

2: J’ai utilisé un petit couteau pour enlever les fleurs de la tige qui ne doit pas être consommée. J’ai trouvé après quelques tentatives à la main que le petit couteau était efficace lorsque utilisé comme un grattoir.
3: J’ai opté pour la méthode utilisant la chaleur pour extraire les tanins (donc le goût). À ce que je comprend, cette méthode est plus efficace pour l’extraction des tanins, mais il ne faut pas faire bouillir les fleurs car il y aurait alors trop de tanins, ce qui peut être mauvais pour la santé. Après avoir fait chauffé quelque temps les fleurs dans l’eau chaude, j’ai laissé le tout macérer (environ une heure).
4: J’ai utilisé un tissu tissé serré pour bien filtrer le mélange ( il y avait beaucoup de petits insectes et les fleurs ont de petits poils qu’il faut filtrer avant de boire).
5: Voilà le produit final, d’ailleurs je dois aller sortir la bouteille mise au congélateur pour la faire refroidir!
Ma conclusion est que le goût est agréable, un peu piquant au fond de la gorge, mais pas nécessairement impressionnant. Le haut taux de vitamine C donne à cette boisson un petit goût qui s’apparente à mon avis à une tisane de fleurs d’hibiscus ou encore de rosier sauvage ( églantier ). Tout de même, l’expérience est concluante et je peux ajouter une plante de plus à mon menu. La prochaine fois je tenterai l’extraction à froid par macération ( 5 à 6 heure) après avoir écrasé les fleurs (ou fruits, je ne sais pas trop sic e sont des fleurs ou des fruits!) dans l’eau.
Semaine du 26 avril 2010
Planter quelque chose : J’ai transplanté mes petits plants de basilic qui sont maintenant hauts de 3 cm.
Récolter quelque chose : J’ai cueilli de l’ortie sur le bord de la rivière Saint-Charles…reste à la cuisiner (en soupe sans doute).
Consommer un aliment conservé : Je me suis fais d’excellentes tisanes à la menthe de mon jardin 2009.
Conserver quelque chose : Nous avons fait une récupération de pain mardi dernier. L’abondance est maintenant dans notre congélateur…ok ok ce n’est pas très difficile comme moyen de conservation je sais!
Photo prise par Patrick Healey
Et vous?
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